Sécateur de dame en acier au N lauré entouré…

Lot 68
1 500 - 2 000 €
Résultats sans frais
Résultat: 1 900 €

Sécateur de dame en acier au N lauré entouré…

Sécateur de dame en acier au N lauré entouré de deux aigles sous couronne impériale. Les détails sont gravés au burin. Sous l’articulation, le nom et l’adresse du coutelier VOILQUÉ A SÈVRES sont gravés à l’eau-forte et, de même, le motif en frise à la base de la couronne. La lame, en léger relief, affecte la forme d’un bouton de rose. Au sommet de la couronne, le raccord des lames est agrémenté de trois pétales gravés. Fermoir à clé dont l’extrémité prend appui sur la queue du ressort riveté à l’intérieur d’une des branches. La languette du ressort prenait ensuite place dans une mortaise ménagée dans la barre oblique du N, pour maintenir l’instrument ouvert.

Circa 1830. Long. 20 cm.

Manque en partie supérieure du ressort. La barre oblique du N a été endommagée, à l’origine les deux parties devaient se toucher. Lors d’une mauvaise tentative de démontage, la fente d’une des

vis a été mâchée

Cette pièce forgée, unique par son dessin, a pu être commandée par un vétéran ou un fervent admirateur de Napoléon, sans doute fortuné. Le passage de la lame de ressort à travers l’initiale est d’une grande ingéniosité. Nous avons recueilli peu d’informations sur le dénommé Voilqué. Le registre d’état civil de Sèvres (en cours de saisie) mentionne le décès en mai 1862 de Jean-Baptiste âgé de 14 mois, fils de Thomas Voilqué coutelier et de Joséphine Chrétiennot. Par ailleurs, l’annuaire almanach du Commerce et de l’Industrie de Paris mentionne en 1859 un coutelier du nom de Voilqué à Paris-Belleville. Est-il question du même ? Dans ce cas, il se peut que l’adresse de l’atelier de Voilqué était à Sèvres et qu’une boutique était à Paris ? En 1871 est signalée, dans cet annuaire, une veuve Voilqué au 154 rue de Belleville. Déjà utilisé dans les colonies pour tailler le caféier et adopté à la fin du XVIIIe siècle par les Anglais, le sécateur aurait été introduit en France par Bertrand de Molleville en 1815. Fruit de multiples inventions et perfectionnements, il finit par se répandre dans les années 1840. Marcel Lachiver, dans son Dictionnaire du monde rural, écrit c’est par les vignerons qui l’ont d’abord accusé le hacher du bois, qu’il a triomphé.

Principaux ouvrages consultés : - Figures de l’almanach du bon jardinier, Paris, Audot 1800, avec pl. couleurs d’un sécateur - Exposé de M. Cadet de Vaux sur le sécateur in Annales de l’agriculture française, Paris, 1815 - Figures pour le bon jardinier, Paris, 1829, dans lequel est décrit un modèle pour dames propre à la taille des rosiers fabriqué par Arnheiter et Petit - M. Boitard inventorie une quinzaine de types de sécateurs et leur perfectionnement in Les instrumens (sic) aratoires, Paris, 1833 - Emmanuel d’HENNEZEL, l’histoire du sécateur dans le vocabulaire de l’art des jardins, fiche n° 9. Daniel Boucard. Dictionnaire des outils, 2006.
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